23.08.2007
Quel est le point commun entre un coq et un matelot de la marine nationale ; Celui de porter sur le sommet du crane tel un
accessoire rouge ,soit une crête ou un pompon.. L’emblème du XV de l’équipe de France aura avec cette
nouvelle coupe du monde 4 nouvelles poules servant de joutes préliminaires …et pour principal terrain de « basse cour » : le
prestigieux stade de France. Au cours de mes 2 périples autour
du monde , faisant alors parti de l’équipe de rugby de la « Jeanne d’Arc » au poste de demi de mêlée , j’ai eu l’occasion de découvrir et de fouler d’autres terrains moins prestigieux
mais trés marquants à mon « stade » de simple amateur car répartis sous diverses latitudes et continents…Alors faire le jeune coq et courir « les poules » à la 3° mi-temps
c’était réservé ,
le temps des escales !
" Réveille-matin
I "
" Réveille-matin II "
Dakar , terrain rude à la terre ocre et poussiéreuse où le vent sec et brûlant dispersait quelques boules épineuses pour
mieux "épicer" la rencontre …Durban sur le terrain annexe du grand stadium où les « Boks » d’Afrique du sud ont l’habitude de presser « les
citrons » non seulement à la mi-temps ,mais parfois pendant toute la rencontre de ces matchs âpres au goût trop acide …. Papeete à Tahiti ,aux plages de sable noir ,
résidus des terres volcaniques que le Pacifique bien nommé ronge à loisir et sa pelouse vert épinard où le maillot se gorge d’humidité , avant d’avoir eu le temps de s’échauffer et de
suer ! Douche tiède garantie pendant le match à la saison des pluies. Santiago environ 4 ans avant que les stades servent de sinistres terrains de parcage aux opposants du
nouveau régime chilien ayant renversé celui de Allende …Souvenir très fort de ce terrain du Racing club de France où cette pelouse semblait « battre selon une respiration
particulière » ,selon un rythme cher à ces peuplades amérindiennes au visage couleur de leur terre , selon une vibration que le célèbre écrivain poète chilien Pablo Néruda a su propager…
Honolulu dans l’état U.S excentré d ’Hawai où sur un terrain de football américain nous servait de lieu d’entrainement , non loin du célèbre port de Pearl
Harboor , épisode malheureux dans l’histoire de la «Navy»… Ce jour là je ne pus m’empécher de songer en contemplant le panneau d’affichage où les zéros restaient « collés » au
support , à ces « zéro » Japonais qui quelques 28 ans passés évoluant à la verticale de ce terrain de jeu , ne venaient pas pour jouer après avoir décollé de leur support flottant
de la marine de l’empire du soleil levant….
Voiçi pour les nostalgiques de la basse cour , cet univers de volailles sans qui une ferme n'est plus digne de ce nom , un
chant martial qui précède le soleil levant :
Le
coq gaulois (clicker)
Je ne saurai conclure sans évoquer le privilége d’avoir pu fouler la pelouse d’un
terrain de sport d’une petite île isolée au milieu du Pacifique. Ce fut un grand moment personnel où l’histoire mystérieuse du monde s’imprime au plus secret de la mémoire . Ce jour là ce
n’était pas pour jouer au rugby, mais pour débarquer d’un « grand oiseau bourdonnant aux pales métalliques » servant de moyen de débarquement pour notre vaisseau porte- hélicoptères la
« Jeanne », obligé de rester au mouillage à proximité des cotes faute de port à cette escale de prestige à la renommée mondiale : l’île de
Paques !
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